Pourquoi certaines situations restent incompréhensibles?

Ce détail que personne n'avait remarqué

Quand nous traversons une situation difficile, le regard est surtout porté sur le problème
en question, au point d'oublier l'attention à ce qui est sous nos yeux.
Et pourtant, c'est parfois dans les petits détails que la réponse se trouve.

Ce qui ait vécu

Il y a 4 ans, une jeune femme me contacta dans un état totalement désespèrée.
Son quotidien était assez difficile et se résumait à vivre régulièrement:

♦ Des maux de tête intense à vouloir se cogner dans les murs.
♦ Des vertiges et perte d'équilibre.
♦ Parfois se terminant en malaise.

Bien qu'elle avait une bonne hygiène de vie, et ne souffrait d'aucun choc
ou traumatisme, elle appréhendait chacune de ces journées.

Les prises de sang, scanner cérébrale,... n'avaient rien détecté,
mais cela ne l'empêchait pas d'être dans cette angoisse constante.

Après tout, aurait elle préféré qu'on lui annonce quelque chose bien présent plutôt que de rester dans cette incertitude.

En plus de l'état d'angoisse chez cette femme, on n'imagine moins tout ce que ça génère tout autour:

⇒Devoir justifier un arrêt sans réélle cause auprès de sa hiérarchie et parfois les collègues
⇒Trouver une raison à notre indisponibilité pour une invitation
⇒Faire face aux critiques ou au jugements provenant des fois de l'entourage proche

Plus elle enchainaît les rendez-vous médicaux, thérapeutiques,... moins les réponses données lui convenaient.

Surmenage dû au travail, malaises vagaux, appréhension,...

Toutes ces causes bien que possible avaient une raison d'être écarté.

Lorsqu'elle vint me voir suite à une recommandation,
 autant dire qu'elle était plutôt dans l'attente d'une autre théorie loufoque.

 

Ce qui n'était pas perçu et pourtant révélateur

Lors de notre échange, j'observe autant ce que je vois que ce qui est dit mais aussi ce qui ne l'est pas.
Mon rôle ici est d'amener la personne à se poser elle même les bonnes questions.

Bien souvent, c'est là que commence une nouvelle compréhension.

C'est d'ailleurs de cette manière, à travers l'une de ses réponses qu'une information capitale en ressortit.

Celle-ci me précisa que ça peut lui arriver "quasiment tout les jours".
et c'est ce genre de petits détails où je vais y attacher mon importance.

 "Quasiment"

Ce qui veut dire que ce n'est pas tout les jours.


❓ Qu'est-ce qui fait qu'il y a des jours où ça va aller et d'autres non ❓


Parmi les exemples où elle allait très bien, c'était:

⇒Un dimanche lors d'un repas avec ses beaux parents. 
⇒Ou encore durant un mariage où elle avait même veillé tard la nuit sans soucis.

Elle finit même par croire au surmenage car son médecin l'avait mise en arrêt lorsqu'elle
vient me voir et jusqu'ici elle allait bien.

Je lui demanda d'en lister d'autres pour en arriver au même constat.

✦Nous observons souvent le problème
beaucoup plus rarement les moments où il disparait.

 

Le moment de réalisation

Je finis par lui poser la question qui me semblait pertinente

"A quel moment vous êtes bien à votre boulot?"


Par le silence qui s'installa et ses rapides mouvements oculaires, ma question donna l'impression d'un effet de choc.
 Je compris que c'était le moment de réaliser pour elle qu'à chaque fois où elle s'était sentie mal,
ce fut toujours sur son lieu de travail.

Impossible pour elle car

♦ Son travail lui apportait l'épanouissement recherché

♦ L'entente avec ses collègues était plus qu'amicale
  ♦ Il y avait une bonne considération de la part de sa direction.

Cependant,...

Même si ma question l'avait touché, ce n'était ce but recherché.

 Nous approfondissons l'échange pour cibler ce fait important.
Car même si pour moi la provenance était son lieu de travail, je ne comprenais pas pourquoi 
ça n'était pas présent depuis qu'elle exerçait là-bas.

Elle constata stupéfait que pour des questions d'organisations, ils ont été amené à changer d'environnements
sur son lieu de travail et c'était à partir de là que ses symptômes ont commencé.

Elle était amenée à travailler dans une aile du bâtiment provisoirement le temps des rénovations de leurs futurs bâtiments.
L'aile où elle travaillait était un peu à l'abandon mais serait amené lui aussi a être rénové.

Nous avions déjà beaucoup avancé.
Pourtant quelque chose continuait de me manquer.


❓ Elles étaient plusieurs à travailler dans cet aile, alors qu'à t'elle de plus que les autres collègues non pas ❓

Elle m'annonça qu'elle était la gestionnaire principale des archives.
Avec les futurs aménagement à prévoir, tout devait être remis au carré.
De ce fait, une bonne partie de ses journées demandait à travailler dans une partie sous-sol. 

À l'aide d'un plan et de photos que la jeune femme m'aura transmise par la suite
je constatais la vétusté du bâtiment et surtout l'état énergétique du lieu.

Il n'était pas surprenant de s'y sentir assez mal en y passant des heures dans cet endroit.

Cette situation nous rappelle quelque chose d'essentiel.
Lorsque nous cherchons à comprendre une difficulté, nous regardons
spontanément en nous-même.


Pourtant, certaines influences peuvent également provenir de notre environnement,
de nos relations ou du contexte dans lequel nous évoluons.

Comprendre une situation demande parfois d'élargir le regard avant de chercher une solution.